Pourquoi écrire un livre ?

Écrire un livre c’est long… on gagne trois francs six sous, ça occupe des week-ends et parfois, ça prend la tête. Pourtant en France, 75 000 livres sont édités chaque année. Quels ressorts poussent à l’écriture ? Tout le monde a ses raisons de se lancer dans cette folie (ou pas). J’ai creusé les miennes, jusqu’au cloaque du masochiste et des bas-fonds de la procrastination.

Du bon usage du masochisme

Quels ressorts poussent à l’écriture ?

On va évacuer d’entrée ceux qui écrivent par commande. Dans ce post, je souhaite parler des galériens volontaires ; de ceux qui rament seuls avec leur plume ; qui s’isolent pour accoucher leurs mots ; de ceux qui jouissent du temps long et qui connaissent synonymo.

  • Est-ce pour de l’argent ? Probabilité 0,2 %… à moins de s’appeler Guillaume Musso ou d’avoir un énorme coup de bol (et du talent !) l’écriture ne permet pas de gagner sa vie.
  • Est-ce par défi ? Grrr… c’est plus probable ! Qu’il est grisant de se dépasser et de produire quelque chose que l’on pensait impossible.
  • Est-ce par masochisme ? Pour certains, peut-être… le masochisme est frère du défi. Mais je doute que cette raison soit seule suffisante.
  • Est-ce pour le plaisir créatif ? Pour faire rêver les gens ? Pour apprendre ? Pour partager ? Voilà beaucoup de raisons. Elles ont en commun d’être les plus probables.

Voyez-vous d’autres raisons ?

J’ai discuté avec moi-même. Nous sommes arrivés à la conclusion suivante : j’écris parce que j’aime matérialiser l’imaginaire ; parce que j’aime l’effort d’écrire. J’aime le temps nécessaire pour accomplir cet objectif ; son niveau de difficulté. Ces raisons me positionnent dans une zone grise située entre le défi, le plaisir créatif et le masochisme.

Matérialiser l’imaginaire est mon activité favorite. C’est pour cette raison que je me suis lancé dans les podcasts et la peinture. C’est aussi pour cette raison que j’écris.

Mon rapport à l’effort trouve d’autres échos… notamment dans la course à pied. J’apprécie de manière égale les efforts déployés pour écrire un livre et pour courir un marathon. J’aborde les deux épreuves de la même manière. J’ai couru dix marathons, le plaisir chevillé à la souffrance. La souffrance ? Je ne la cherchais pas. Juste, elle était là. Je cours pour courir, pour arriver, pour me dépasser. On prend les joies et les douleurs. Les entraînements. Le sacrifice du temps. On pack l’ensemble pour en faire un joli moment de vie. On en est fier ! Les ressorts qui me poussent à courir sont les mêmes que ceux qui me poussent à écrire. Le rapprochement n’est pas nouveau et je suis sûr que certains coureurs me comprennent. Le thème est abordé par Haruki Murakami dans son Autoportrait de l’auteur en coureur de fond.

Courir et écrire c’est à peu près la même chose.

Du bon usage de la procrastination

Pourquoi écrire un livre… maintenant ? J’ai quarante ans. Mon envie ne date pas d’hier et j’avais largement le temps de le faire avant. Pourquoi avoir attendu ?

La raison tient en quinze lettres : procrastination !

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À vingt ans, je voulais écrire un livre avant mes quarante. Le genre et le style importaient peu. C’est la fin de la phrase qui compte : »avant mes quarante » Aujourd’hui sans cette deadline, je sais que je n’aurais jamais rien écrit. Pourquoi ? Parce que je suis un maître procrastinateur. Je n’ai pas de problème avec ça… la procrastination n’est pas un péché si on lui fixe une limite. Se dire « Je veux écrire un livre avant quarante ans » et « Je veux écrire un livre » n’est pas la même chose. La première phrase n’est qu’une intention. Sans limite temporelle, il manque un terme au contrat que l’on passe avec soi-même.

Je vous recommande ce TED Talk sur la procrastination. C’est drôle ! La dernière slide de présentation, avec les cases noires qui représentent le nombre de semaines que l’on a dans une vie, est un vrai moteur pour se bouger les fesses. Il y a du bon dans la limite.

Et maintenant ?

Je publie le 3er janvier 2022 mon premier roman : Les Fantaisies du Mal. C’est un roman fantastique. Bientôt vont s’ouvrir les phases d’édition et de promotion, avec leurs lots de questions. Et là… c’est la boîte de Pandore : comment éditer son livre ? Comment le promouvoir ? C’est autour de ces deux questions que j’apprends, que je construis mes choix et mes objectifs. Je souhaite utiliser ce blog pour partager mes expériences autour du travail d’écriture ; témoigner de ce que j’apprends de l’édition et la promotion littéraire. Ces thèmes alimenteront les prochains articles. Quel que soit le résultat, je m’engage dans une belle (mais difficile) aventure !


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Un avant-goût ? Découvrez la nature du Mal via l’un des principaux personnages : Léo-Pol Medvedev.

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En eBook (1,99 €) ou en papier, Les Fantaisies du Mal est disponible sur plusieurs plateformes 😉

Pour en savoir plus sur l’expérience d’écriture, sur l’influence du fantastique dans les arts etc. et discuter comme au café du commerce, il y a ce blog mais aussi les pages facebook et instagram.

Et si vous avez lu le livre, n’hésitez pas à me laisser un commentaire !

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